Comment faire une fellation

Pour bien des hommes, la fellation est beaucoup plus excitante que la pénétration classique. Que ce soient les images de bananes à moitié épluchées ou de lèvres féminines pulpeuses léchant une bonne glace, l’imaginaire autour de la fellation est riche et témoigne bien de la puissance des fantasmes qui y sont associés.

Si c’est une pratique adorée par la majorité des hommes, il n’en va pas forcément de même pour toutes les femmes. Certaines trouvent cela dégradant ou dégoûtant. Certaines n’aiment pas l’univers psychologique de soumission auquel la pratique peut renvoyer. Et certaines ont tout simplement peur de mal s’y prendre et d’être « nulles ». Evidemment s’il agit de la peur d’être gauche et d’afficher son inexpérience, c’est à l’homme de rassurer; s’il s’agit plutôt d’une opposition catégorique, c’est à l’homme de comprendre et de ne pas se montrer insistant, pleurnichard ou manipulateur : « je t’ai fait un cunni, tu me dois une pipe !». Il n’est bien sûr pas interdit d’argumenter en faveur du sexe oral : non seulement il procure un plaisir unique à celui qui le reçoit mais en plus, les organes génitaux contiennent souvent bien moins de bactéries que la bouche et les risques de grossesse involontaire sont quasi-nuls !

Même si sucer leur amant n’apporte aucun plaisir physique aux femmes, certaines apprécient cependant le fait de faire ainsi plaisir à leur homme ainsi que la sensation de contrôler ce dernier à coups de langue : exquise sensation de pouvoir ! Les hommes confient aussi apprécier le sentiment d’abandon qui les envahit alors; libres de se concentrer sur leur plaisir. Et bien sûr, la langue active peut faire bien plus de choses que le vagin immobile.

Alors, à supposer que Monsieur et Madame soient tous les deux prêts pour une belle séance de sexe oral, comment procéder ? Je propose une recette de base, en sachant que l’expérimentation est la clé d’une sexualité inventive et qu’il faudra communiquer avec votre partenaire pour trouver ce qui lui plaît le plus et varier les plaisirs.

Conseils de base

La mise en piste

Tout d’abord, Madame doit faire languir Monsieur, comme nous l’avons déjà dit : l’anticipation est la clé. Monsieur doit se demander à chaque instant ce que Madame s’apprête à lui faire subir. Alors Madame commence doucement, très doucement, avec les doigts. Tout d’abord prendre le pénis et le caresser légèrement avec une main, puis caresser les bourses avec l’autre main. Saisir la hampe du pénis ou le prépuce et commencer un léger mouvement rythmique de va-et-vient jusqu’à ce que le pénis soit bien tendu. Voilà, Monsieur est à point : stopper lentement la stimulation pour atteindre un rythme quasi-imperceptible, se mettre dans une position confortable, les lèvres proches de son pénis, le regarder dans les yeux et sentir son impatience.

Une autre variante — tout est question de variété : si Monsieur n’a pas encore d’érection et que vous pouvez le prendre en entier dans votre bouche, faites le. Gobez-le et sucez lentement mais fermement : son sexe devrait vite prendre de la consistance. Une fois ce stade atteint, revenez à la première variante.

Le décollage

Sans le prendre en bouche, commencer à donner des petits coups de langue et suçotements en alternant les cibles : bourses, hampe, gland. Puis entamer des mouvements de langue plus fermes et plus étendus : lécher les bourses avec plus d’intensité; lécher la hampe sur toute la longueur jusqu’au frein en dessous du gland en alternant à chaque coup, dessous et côté de la hampe; ensuite, envelopper le gland avec les lèvres et la langue, faire une seule succion bien appuyée et retirer lentement vos lèvres en maintenant la pression jusqu’au bout. Répéter plusieurs fois cette succion lente mais ferme sur le gland en alternant avec les coups de langue et suçotements décrits précédemment; Toujours garder le contact visuel.

Le vol

Entourer la base du pénis avec tous les doigts et masturber doucement dans un mouvement de va-et-vient lent, pas très ample mais régulier; Augmenter le rythme de la succion au niveau du bout du pénis, prendre le pénis aussi loin dans la bouche qu’il est possible de faire sans avoir d’inconfort; maintenir une allure constante pendant la phase de vol; il est cependant possible de varier les mouvements des mains et de combiner la succion avec les techniques de masturbation évoquées au chapitre précédent. Attention : certains préfèrent que la caresse soit uniquement buccale…

L’atterrissage

Lorsque Monsieur est prêt du point de non retour, réduire la vitesse et l’amplitude des va-et-vient de la bouche sur le pénis au minimum; augmenter cependant la force de la succion au maximum et se concentrer sur le bout de pénis; former un anneau autour de la hampe du pénis avec l’index et le pouce en serrant assez fermement; garder l’index et le pouce bien serrés tout en amorçant un mouvement de va-et-vient soit très lent soit très rapide autour de la hampe du pénis avec l’anneau ainsi formé ; agir jusqu’à l’orgasme ; selon préférences, avaler la semence, la laisser couler des lèvres, recracher ou encore le laisser se répandre sur les seins, le ventre, les fesses ou la vulve.

Avaler ou ne pas avaler, et autres considérations

Avaler ou ne pas avaler, telle est la question : la réponse est simple; c’est à la femme de choisir. Le sperme a un goût assez spécial qui peut en rebuter beaucoup. Comme on l’a vu, il y a plusieurs alternatives et l’amant délicat n’en fera certainement pas une obsession de jouir dans la bouche de sa partenaire !

Une des pires choses qui peuvent arriver lors d’une fellation, c’est la morsure accidentelle. Il faut donc faire très attention à ne pas mettre les dents. Pour bien maîtriser le geste, on peut s’entraîner avec son propre doigt.

Un autre incident très désagréable qui peut arriver est de s’étouffer pendant la fellation. Remède : ne pas laisser l’homme s’enfoncer trop profondément ou gigoter, c’est la femme qui mène le bal; ne pas laisser l’homme se prendre pour un acteur de film porno ou un pasteur évangélique en appuyant frénétiquement sur la tête de sa partenaire avec la main. Dans le cas contraire ce ne serait plus une fellation mais de l’irrumation : nom barbare qui sied bien à ce comportement le plus souvent peu apprécié. Dans le film Gorge Profonde, l’actrice possède un clitoris dans la gorge, la réalité est tout autre. Enfin, à quoi bon s’infliger des souffrances inutiles puisque la partie la plus sensible du pénis est la partie supérieure ?

Ne pas hésiter à user de sa salive, lubrifiant naturel.

Si la fellation dure trop longtemps il vaut mieux passer à autre chose plutôt que de se donner des crampes à la mâchoire. Certains hommes ne jouissent jamais par ce procédé, même si la fellation leur procure des sensations très agréables. Monsieur devrait profiter aussi de ce rare moment où on ne lui demande pas de durer pour se laisser aller au plaisir…

Techniques avancées

Si Monsieur aime bien, le mordiller très légèrement, en particulier au niveau du frein.

Pour reposer la mâchoire, alterner avec du léchage et des baisers.

Lorsqu’il est en bouche, faire jouer le bout de la langue sur frein.

Continuer par un coup de langue circulaire entre le prépuce et le gland.

Tendre la peau du pénis vers la base : cela augmente la sensibilité du bout du pénis et peut le faire jouir plus vite.

Se caresser en même temps : ainsi Madame se fait aussi plaisir et augmente l’excitation de Monsieur.

Jouer avec la langue sur la fente du gland

Masser doucement le périnée.

Si Monsieur y est enclin, jouer avec l’anus : masser, doigter, atteindre la prostate, utiliser un vibro-masseur… Alors que certains adoreront, d’autres vous haïront pour si peu; il est donc crucial d’en parler avant.

Chaud / Froid : sucer des glaçons ou boire un liquide bien chaud juste avant de le sucer. Tester aussi la menthe ou un alcool léger — plutôt cocktail que whisky par exemple. Aussi : le champagne, le miel…

Si le sexe est imposant, utiliser les mains sur la hampe du pénis et concentrer l’action des lèvres sur la partie supérieure du pénis. Il ne faudrait en aucun cas risquer l’asphyxie !

Lécher et sucer ses testicules : s’il n’a pas encore d’érection, et en fonction des dimensions de l’engin, il est possible de mettre en bouche à la fois les testicules et le pénis.

Lui enfiler le préservatif avec la bouche : tout d’abord tenir le bout du préservatif — en forme de tétine — entre les lèvres. Tenir le pénis d’une main et poser le préservatif sur le gland avec les lèvres. Faire descendre le préservatif jusqu’à la base du pénis et pressant fermement avec les lèvres. Les lèvres doivent absolument recouvrir les dents au risque de déchirer le préservatif ou de blesser Monsieur. C’est une technique très excitante pour Monsieur mais en revanche, il faut savoir que la plupart des préservatifs lubrifiés ont un goût plutôt désagréable. Si cela est un problème, utiliser un préservatif non lubrifié et insérer soi-même une goutte de lubrifiant à base d’eau dans le bout du préservatif avant de commencer les opérations. Il peut être judicieux de s’entraîner avec un godemichet ou un petit concombre avant de monter sur scène…

Gérer l’éjaculation

Lorsqu’il va venir :

Serrer la base, avec un très léger mouvement de va-et-vient. Beaucoup apprécient.

Apprendre son body language dans l’orgasme. Très utile aussi si l’on ne veut pas avaler; dans ce cas, aux premiers signes fatidiques, mettre la tête de côté et le finir vigoureusement à la main, jusqu’à ce que l’éjaculation se termine.

Mettre le pénis le plus loin possible dans la bouche au moment de l’éjaculation permet de faire arriver le sperme directement dans la gorge et donc, de moins le sentir sur les papilles.

Une autre astuce est de placer le pénis sous la langue lorsque l’orgasme paraît imminent. Cela permet de limiter le contact entre le sperme et les papilles gustatives et d’améliorer — un peu — l’expérience de Madame. Lui, ne sentira pas la différence !

Lui demander ce qu’il aime pendant et après l’éjaculation : le sucer plus fort ? Continuer à le sucer après l’éjaculation ?

Guide de conduite pour celui qui reçoit la fellation

La femme doit avoir le contrôle des opérations. Dans le cas contraire elle risque crampes, douleurs à la mâchoire et à la gorge ainsi qu’une infection des sinus.

L’homme ne doit pas essayer de durer plus longtemps ou de faire une quelconque performance.

Etre parfaitement propre est une absolue nécessité. Aucune trace de smegma — sécrétions au niveau du prépuce — ne doit être présente : ce serait une horreur cauchemardesque ! Cette remarque sur le smegma vaut aussi pour le clitoris qui en a sous le capuchon…

Faire attention à ne pas avoir un excès de poils qui finiront sur la langue de Madame.

Etre un bon cunnilinguiste peut aider même si ça ne donne pas de droits.