Comment se branler

Armé(e) de votre imagination et de vos fantasmes suppléés par votre médiathèque scandaleuse, vous voilà bien équipé(e) pour maintenir en vous un désir brûlant et toujours renouvelé. Un des meilleurs moyens d’obtenir la maîtrise dans l’art de l’amour est d’apprendre à satisfaire son désir soi-même. Après tout, ne dit-on pas qu’on n’est jamais mieux servi(e) que par soi-même ? De plus, se masturber est la façon la plus efficace de se familiariser avec son propre processus d’excitation sexuelle et de découvrir ce qui fait du bien et ce qui agace. Comme le dit Woody Allen :

Si je suis un si bon amant, c’est parce-que je me suis beaucoup entraîné tout seul.

Après tout quand on y réfléchit, la base de l’entraînement dans la plupart des arts martiaux est la pratique des katas : se battre tous les jours, tout seul contre un adversaire imaginaire en cherchant à maîtriser et perfectionner sa technique.

Pourquoi se branler ?

Le mot officiel est bien sûr masturbation. Tout d’abord, d’où vient le mot masturbation ? Un petit retour en arrière pourrait être utile :

Le mot masturbation a été formé pour la première fois dans la langue française par Montaigne sous la forme manustupration dans l’Apologie de Raimond Sebond, 12e chapitre du deuxième livre des Essais. […] Le mot va coexister pendant plus d’un siècle sous deux formes concurrentes : manustupration et masturbation. Le premier terme, manustupration, vient de manus, “la main”, et stupratio, “l’action de souiller”. La manustupration serait alors le fait de se souiller par une action de la main, ou encore de se donner du stupre, plaisir honteux, par la main. Le second terme, masturbation, vient du latin masturbatio et peut-être du grec mastropeuein, “prostituer”. Philippe Brenot, Dictionnaire de la sexualité humaine, L’Esprit du Temps, 2004.

Aïe ça commence mal ! Historiquement, dans les cultures dominées par les religions du Livre (Islam, Christianisme, Judaïsme) la pratique de l’auto-érotisme a été longtemps réprimée. Jugée sale, inutile, égoïste et surtout : anormale. La masturbation en tant que telle n’implique pas forcément l’auto-érotisme – le fait de se donner du plaisir soi-même –mais c’est aujourd’hui le sens le plus courant. De nombreuses fables et fausses vérités ont circulé : la masturbation rendrait malade, sourd, aveugle ou encore donnerait des boutons. Tout cela n’est évidemment que pures élucubrations qui ont depuis été démontées scientifiquement. Contrairement à la mauvaise image que cela peut encore véhiculer dans certains milieux et chez certaines personnes, se masturber est une pratique parfaitement naturelle et bénéfique. Naturelle oui, car même les autres mammifères supérieurs se masturbent couramment ! Voyons ces descriptions saisissantes :

La masturbation chez le cerf est réalisée en baissant la tête et en frottant doucement la pointe de ses bois dans l’herbe. Puis après environ cinq à sept secondes, on observe l’érection et la sortie du pénis de son fourreau. Il n’y a quasiment pas de saillie ou de rétractation du pénis, ou de mouvements d’oscillation du pelvis. L’éjaculation se produit environ cinq secondes après l’érection du pénis. La masturbation dure en tout de dix à quinze secondes. Darling FF, A herd of red deer, Oxford University Press, London, 1937.

Ou encore :

Un chimpanzé femelle adulte jouait avec une mangue. D’abord elle a placé le fruit sur sa vulve. Puis, apparemment insatisfaite des résultats de cette procédure, l’animal a posé la mangue par terre, s’est assis dessus, en tournant, en se tortillant, et en frottant avec ses mains. Elle changeait continuellement sa position, comme pour améliorer sa technique de production des frictions génitales. Puis le chimpanzé s’est levé et baissait son corps de façon répétée, cognant sa vulve contre le fruit. Bingham HC, Sex development in apes, Comp. Psychol. Monogr., vol. V, 1-165, 1928.

L’auto-érotisme est une activité particulièrement bénéfique qui nous permet d’explorer notre sexualité et nos fantasmes en toute quiétude, avec en prime tous les bienfaits inhérents à une session de sexe réussie. Il est aussi important de se rendre compte que l’auto-érotisme n’a pas été une pratique réprimée dans toutes cultures : les traditions Hindou ou Taoiste n’en disent aucun mal, par exemple. C’est certainement la meilleure manière d’apprendre à se connaître sans risque aucun de paraître ridicule.

La masturbation est la manière la plus courante pour les femmes et les hommes de connaître leur premier orgasme. Rachel P. Maines, The technology of orgasm.

J’espère que vous êtes à présent totalement convaincu(e) du bien-fondé qu’il y à se masturber et tout(e) excité(e) en pensant à votre prochaine session. Bien sûr vous n’êtes pas obligé(e) d’être d’accord avec moi et vous pouvez vous passer entièrement de ce plaisir. Dans ce cas j’ai tout aussi le droit d’être insistant – c’est tout de même mon livre – et de vous lancer à la figure le fameux slogan de Nike : just do it.

Techniques de masturbation féminine

Comment les femmes apprennent-elles à se masturber ? Chaque femme a son histoire et chaque parcours érotique est unique. De nombreuses femmes découvrent la masturbation presque par hasard :

  • Se réveiller au milieu d’un rêve érotique, avec de drôles de sensations au niveau du sexe : se toucher et fondre
  • Sous la douche, le jet d’eau tiède sur la vulve et le clitoris : jet de plus en plus puissant qui amène à un plaisir sans nom
  • Grimper sur un arbre et sentir les frottements de l’écorce sur le sexe
  • Couchée sur le ventre, bouger avec un coussin calé en dessous des jambes et découvrir des sensations étranges mais fort agréables
  • Galoper à cheval et apprécier les frottements sur la selle

Bien sûr, cette variété dans la découverte se retrouve aussi dans la pratique régulière. Chaque femme a sa façon bien à elle de se masturber. Certaines s’allongeront sur le ventre, d’autres sur le dos. Certaines garderont les jambes serrées tandis que d’autres ouvriront largement les jambes. Certaines stimuleront directement et vigoureusement leur clitoris alors que d’autres se contenteront de stimuler la zone autour. Certaines insèreront les doigts ou un gode dans le vagin. Si certains hommes aiment parfois imaginer que les femmes se donnent du plaisir en faisant des va-et-vient dans le vagin avec leurs doigts ou des carottes, la réalité risque bien de les décevoir : il est rare que les femmes recherchent des sensations de va-et-vient lorsqu’elles se donnent du plaisir; elles préfèrent les sensations de pression et de frottement sur leur vulve et dans la région du clitoris ; ce qui est fort logique : après tout, le clitoris c’est le boss !

Après un peu d’entraînement, certaines femmes peuvent aussi arriver à jouir simplement en serrant et desserrant leurs cuisses de façon appuyée et répétée : dans ces cas, des vêtements en cuir ou en jean sont souvent appréciés. Une femme ayant les seins sensibles pourra les caresser et les pincer pour agrémenter sa session de masturbation. Il peut aussi être intéressant d’essayer de nouvelles techniques pour éviter la dépendance à votre technique favorite ; il y ainsi plus de chances que votre partenaire trouve un moyen de vous caresser avec succès si jamais vous le faites ensemble !

Certains hommes ont justement la crainte secrète de se sentir inutiles ou « pas à la hauteur » avec une femme qui a l’habitude de se masturber et qui sait se faire plaisir toute seule. Pire, certains pourraient même être choqués de voir leur chérie se masturber pendant la pénétration ! Evidemment, Monsieur ne devrait pas s’en faire si Madame se met la main au clito en pleine position 56 du Kama Sutra. Cher Monsieur, si c’est bon pour Madame, alors c’est bon pour vous…

On le voit, il n’y a pas UNE façon de faire mais une infinité : la votre est sûrement la bonne. Mais si vous ne savez pas trop comment vous y prendre et que vous avez besoin d’un peu d’inspiration, voici quelques mouvements de base :

  • Placer la pulpe des doigts bien lubrifiés ou la paume de la main dans la zone du clitoris. Utiliser un peu de salive ou du lubrifiant synthétique. Bouger de gauche à droite en appuyant et en frottant. Lorsque l’excitation grandit, bouger de bas en haut. Essayer ensuite de conjuguer ou d’alterner les deux : le mouvement circulaire est un excellent compromis et est utilisé par beaucoup de femmes. Il est bon de varier les zones en insistant alternativement sur le gland, le capuchon, le frein ou toute la région de la vulve.
  • Avec plusieurs doigts, frotter toute la zone de la vulve, de la commissure à la fourchette, dans un mouvement de bas en haut. Varier en effectuant des mouvements circulaires bien circonscrits sur chaque partie de la vulve, de la fourchette à la commissure.
  • Faire rouler le clitoris — du moins le capuchon — entre le pouce et l’index.
  • Insérer les doigts à l’intérieur du vagin pour ajouter de la lubrification naturelle aux caresses. Ajouter de la pénétration peut aussi être très agréable, avec la sensation d’être comblée. Les doigts ou un sex toy peuvent être utilisés, immobiles ou dans un mouvement de va-et-vient — dans ce cas, se concentrer sur l’entrée du vagin.
  • Pour les amatrices de sensations fortes : insérer un tout petit glaçon à l’entrée du vagin ou le frotter sur la vulve…
  • Jouer dans la douche avec le jet, en variant la pression, la température, l’angle et la zone à stimuler. Commencer par exemple sur l’intérieur des cuisses.
  • Toucher différent : poser un ruban de soie sur le clitoris ou sur toute la vulve; utiliser une plume d’oiseau, un gant de latex ou de cuir…
  • Ajouter des jouets : les vibromasseurs sont excellents. Commencer avec les doigts permet de se lubrifier naturellement et de bâtir l’anticipation et l’excitation. Ne pas stimuler en premier le clitoris avec le vibromasseur : le tester d’abord sur les seins et les mamelons, les lèvres, la fourchette et le périnée. A l’intérieur du vagin — en particulier au niveau de la zone du point G. Enfin, arriver à la zone du clitoris pour un voyage sans retour. Pour une ambiance « système D », rien ne peut battre la discrète brosse à dent électrique qui peut être enveloppée d’un bout de tissu — ou de soie. Attention : il vaut mieux utiliser le dos de la brosse !
  • Tester plusieurs positions : couchée sur le dos ou sur le ventre, jambes écartées ou serrées. Le faire devant un grand miroir peut se révéler très excitant.
  • Essayer de tapoter sur le clitoris avec deux ou trois doigts. Cela peut être très utile lorsque l’orgasme approche : l’idée est de se maintenir au bord de l’orgasme, sur le fil. Tapoter jusqu’à ce que la « menace » de l’orgasme s’éloigne un peu et recommencer les caresses et les frottements jusqu’à la frontière de l’orgasme et ainsi de suite…

Pour aller plus loin Site Internet :

Ouvrage :

  • Osez la masturbation féminine, Jane Hunt, La Musardine

Techniques de masturbation masculine

Les jeunes hommes sont réputés être les champions de la masturbation, exutoire nécessaire à leurs hormones devenues toutes puissantes. Le fait est que le péché ne s’absout pas avec l’âge : la majorité des hommes adultes se masturbent régulièrement. Comment les hommes apprennent-ils à se masturber ? L’info cruciale peut venir de la cour de l’école primaire ou du collège, par le biais de potes plus âgés ou plus dégourdis. La vue des premiers films érotiques et pornographiques qu’on se passe sous le manteau à la récré ou qu’on télécharge sur Internet ni vu ni connu. Quelques fois, les jeunes garçons se retrouvent dans des séances de branlette collective où l’on compare et mesure : qui a la plus grosse ? Qui éjacule le plus vite, le plus loin ? Bien sûr, ce ne sont là que des histoires de gosses… N’est-ce pas ?

La plupart des hommes se masturbent en agrippant le pénis avec une main et en effectuant des mouvements de va-et-vient rythmiques. Le rythme varie en fonction de l’intensité du désir et de l’excitation, ainsi que de la proximité ou non de l’orgasme. En général, les hommes vont à pleine vitesse à l’approche de l’orgasme. Une variante est de ralentir à l’approche de l’orgasme avec un mouvement lent mais bien ferme et plus ample : l’anticipation décuple le plaisir.

Chaque homme finit par se construire sa propre technique. Certains se caresseront les testicules en même temps; certains se concentreront sur la hampe de leur pénis tandis que d’autres miseront tout sur le gland; d’autres encore se caresseront longuement le frein sous le gland. Cependant une pratique largement répandue est l’utilisation de matériel pornographique comme support des sessions de masturbation : revues, photos, vidéos etc. De plus en plus, l’image remplace – ou amplifie –l’imagination. Question aux hommes : pouvez-vous encore vous masturber aujourd’hui tranquillement sous la douche en gardant les yeux fermés ?

Voici quelques techniques pour agrandir son répertoire :

  • Le moyen le plus simple d’augmenter les sensations est de s’enduire de lubrifiant. Cela s’avère particulièrement bénéfique pour les hommes circoncis qui peuvent ainsi plus facilement caresser leur gland. Attention : n’utiliser ni savon ni shampoing ; ils sont fort irritants. Les crèmes corporelles sont trop vite absorbées par la peau pour être utiles. N’utiliser seulement que du lubrifiant spécialement fait pour…
  • Tester tous les « basiques » : tout d’abord le poing, c’est à dire saisir le pénis comme on saisirait une raquette de tennis et faire un mouvement de va-et-vient; le pouce sur la partie supérieure du pénis et les quatre autres doigts en-dessous; Sur le même principe, existe la technique des trois doigts, avec le pouce, l’index et le majeur. Choisir en fonction des sensations préférées en sachant que chaque technique a ses avantages et inconvénients en fonction de la taille et de la forme du pénis.
  • Utiliser sa main « libre » pour les testicules, le périnée ou les tétons.
  • L’anneau : former un anneau avec le pouce et l’index et faire des va-et-vient autour du pénis. Insister sur le frein et le gland pour accélérer l’orgasme.
  • Utiliser une main pour refermer le poing autour de la hampe du pénis et adopter un mouvement de va-et-vient. Avec l’autre main, former un anneau autour du frein, serrer et entamer un mouvement tournant comme pour faire tourner une vis.
  • Tenir une bouteille bien glacée avec la main libre. Lorsque l’orgasme arrive arrêter le mouvement et envelopper le pénis ou les testicules avec la main maintenant glacée. L’orgasme devrait s’éloigner un peu — ou au contraire, se déclencher. Recommencer le manège autant de fois que possible.
  • Utiliser un vagin synthétique…

Pour aller plus loin :

  • Chez Onan
  • Osez la masturbation masculine, Antoine Dole, La Musardine

Introduction au sex toys (et aux lubrifiants)

Si les séances d’auto-érotisme se font en général à la force du poignet, elles ne se limitent pas forcément à l’utilisation de mains et de doigts agiles. Tout d’abord, le sexe est meilleur quand il est humide et poisseux. Comme le dit encore Woody Allen :

Le sexe est sale seulement quand il est bien fait.

Les lubrifiants sont une des meilleures inventions de l’humanité : ils améliorent la vie sexuelle de millions d’hommes et de femmes. En cas de lubrification insuffisante ou tout simplement pour rendre les jeux plus agréables, une petite quantité de lubrifiant suffit à faire glisser les choses. Ils sont non seulement utiles pour la masturbation mais peuvent aussi rendre de grands services lors de la pénétration. De préférence, utilisez les lubrifiants à base aqueuse et non ceux à base d’huile qui contiennent souvent des substances irritantes pour la peau et parfois rendent les préservatifs poreux.

En plus des lubrifiants, vous pouvez agrémenter vos sessions de jouets qui ne sont pas en vente à la Grande Récré. Impossible d’échapper à la folie des sex toys; commençant leur essor au début du siècle dernier, ces petits objets pour jeux sexuels sont devenus totalement « tendance » et s’échangent même entre copines lors de soirées façon Tupperware. Lorsqu’on parle de sex toys, il y a trois choses importantes à garder en tête :

  • Vous n’êtes pas obligé(e) d’en utiliser.
  • Les femmes préfèrent les vibromasseurs aux godemichets.
  • Les hommes aussi aiment les jouets.

Vous n’êtes pas obligé(e) d’en utiliser parce-que c’est à la mode et que ça fait ouvert(e) d’esprit ou « tendance ». Mais assurez-vous aussi de ne pas faire de rejet-réflexe à la « je n’ai pas besoin de technologie pour jouir »… techniquement on n’a pas besoin de voiture ou de métro pour se déplacer, mais la marche à pied quotidienne de 30 kilomètres, c’est lent et certainement épuisant; et le vélo fait mal aux cuisses…

Dans la pornographie occidentale, des actrices en extase utilisent des godemichets — qui sont des objets en forme de pénis — aux proportions hallucinantes et semblent en retirer de vives sensations. Les

godemichets communément appelés godes sont des phallus en plastique, en bois ou en silicone et sont de forme et de tailles variées : des plus modestes aux plus monstrueux. Le fait est que les godes n’offrent pas vraiment de stimulation clitoridienne aux femmes et de ce fait, n’ont pas plus de valeur ajoutée qu’un bon concombre qui lui au moins, peut-être mangé. Bien sûr, certaines aiment et utilisent des godes mais pour l’essentiel les godes semblent plus exciter l’imagination des hommes que celle des femmes.

Les boules de geisha sont de petites boules métalliques reliées par un cordon et qui se placent à l’intérieur du vagin. Rarement sources d’orgasmes fulgurants, elles peuvent néanmoins servir à renforcer les muscles autour du périnée et permettre ainsi de contracter et relâcher le vagin à volonté. L’idéal est de les porter debout pendant une durée quotidienne limitée — par exemple, une heure — pendant quelques semaines.

Le sex toy le plus populaire auprès de la gent féminine est sans aucun doute le vibromasseur. Ce petit accessoire qui est doux au toucher et qui vibre comme le nom l’indique. Plus affectueusement, on l’appelle aussi « vibro », tout simplement. Avec un vibromasseur, les femmes peuvent ainsi stimuler le clitoris de manière précise et puissante. Les vibromasseurs ne sont jamais fatigués et n’ont pas besoin de jouir : ils ne sont donc pas du genre à vous laisser en plan juste avant votre orgasme. La stimulation peut se faire directement sur le clitoris, mais souvent les vibrations sont si fortes que se contenter du contact avec la vulve ou par-dessus le slip ou le jean peut suffire amplement. Existent des vibromasseurs à piles souvent légers et discrets mais qui portent en eux le risque de vous lâcher juste au moment décisif. Les vibromasseurs qui se branchent sur secteur sont un peu plus encombrants mais souvent bien plus puissants et ne risquent pas de vous abandonner au bord de l’orgasme. Le Hitachi Magic Wand est le représentant mythique de cette catégorie :

Hitach Magic Wand
Hitachi Magic Wand

Et si le massif Hitachi Magic Wand vous paraît trop imposant, alors le Fairy Mini Wand fera certainement l’affaire : ce modèle est plus compact mais extrêmement puissant; à tester absolument ! Existent aussi des vibromasseurs dédiés au point G, qui sont recourbés pour faciliter la stimulation de cette zone. Les différents modèles sont trop nombreux pour être convenablement décrits dans ce livre mais convenons qu’il vaut mieux prendre un produit d’une bonne marque et qui a bonne réputation plutôt qu’un objet sans nom déniché dans une boutique mal famée à Pigalle.

Où s’en procurer ? Si vous avez l’esprit flâneur et ne craignez pas de faire des rencontres incongrues vous pouvez faire vos emplettes dans les nombreux sex-shops de Paris – les quartiers comme Pigalle ou la rue Saint-Denis en regorgent. Pour une ambiance moins glauque, préférez les boutiques de charme telles que Sonya Rikyel ou Yoba. Bien sûr, tout se trouve sur Internet y compris et surtout les sex toys. Avec des sites comme : Yoba, Passage du désir, Neoplaisir, 1969.fr, commandez vos jouets en tout confort et en toute discrétion.

Les vibromasseurs ne sont pas nécessairement réservés aux femmes : les hommes peuvent eux aussi en profiter ! En effet les vibrations procurées par ces objets démoniaques peuvent apporter autant de plaisir aux hommes qu’aux femmes lorsqu’ils sont appliqués sur le pénis au bon endroit — sur le frein par exemple — et avec la bonne pression. En plus des vibromasseurs, de nombreux jouets classés X sont disponibles à la vente et destinés au public masculin. Il y a par exemple des vagins artificiels dont la texture interne imite celle des tissus naturels. Bien qu’il puisse paraître bizarre de se retrouver avec un bout de corps féminin, il faut avouer que ce n’est pas plus ridicule qu’un gode ! Dans cette catégorie, le Tenga FlipHole est imbattable : Sont aussi disponibles des anus et des bouches artificielles… Et si l’on veut pousser l’expérience plus loin, on pourra se procurer une poupée grandeur nature en silicone avec tout ce qu’il faut là où il faut. Qui a dit que les garçons ne jouaient pas aux poupées ?

Maintenant que nous avons vu les joies de la masturbation en solo et comment agrémenter ces sessions d’auto-érotisme avec des accessoires interdits à la vente dans certains Etats, on peut se demander comment faire entrer notre partenaire dans ces jeux et initier de longues, longues séances de plaisir partagé. Souvent, faire simple c’est bien faire : commencer par un baiser est une des meilleures manières de se lancer…